Fiction sur Dragonvale

Chaque semaine, Lihkan, nous offrira un nouvel épisode de sa fiction sur Dragonvale. Venez nous lire nombreux et n'hésitez pas à laisser vos commentaires sur le sujet qui lui est dédiée sur notre forum.

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L'Enfant qui parle aux dragons

Notre histoire se passe une trentaine d'années avant le DragonVale que nous connaissons.

Prélude :



La lune éclaire de sa faible lumière le sol recouvert de neige blanche. Le vent glacial virevolte entre les arbres dépourvus de feuilles, les rivières grouillant de vie en été, sont maintenant gelées et les pierres, dures comme la glace, recouvertes de cette neige blanche. Le vent fait s’envoler les particules de neige en surplus. Il emmène dans sa brise cette poudreuse créant une petite tornade blanche tournoyant dans la nuit noire, éclairée par la lune. 

Deux petites lueurs rougeâtres transpercent cette nuit noire. Deux ombres se déplacent sans bruit dans cette nuit glaciale. Elles courent à travers les restes d’une forêt recouverte par la neige.

 La première personne est grande, on devine un corps musclé derrières les frêles vêtements bien inadaptés pour un tel climat. L’homme a le visage rond. Ses yeux sont ronds avec les iris d’un bleu foncé aussi glacial que la neige environnante. Il a un nez aquilin, qui surplombe sa bouche ronde. Le vent frappe son front rond, ainsi que ses cheveux bruns en bataille et ses joues rondes rosies par le froid. Sa main gauche tient fermement la main droite de celle qui le suit. La deuxième personne a un corps plus frêle. Son visage est aussi rond. Ses yeux sont en amendes avec des iris d’un vert clair envoutant. Elle a un nez grec qui va avec sa bouche ronde. Ses longs cheveux fins bruns sont battus par le vent et révèlent un front haut. Elle tient une sorte de berceau dans sa main gauche qu’elle bloque contre sa poitrine. Leurs respirations sont difficiles. Le froid glacial transperce leur corps comme des lames d'acier acérées.
Ils arrivent devant une rivière, plus rien ne grouille sous l'épaisse couche de glace qui recouvre les eaux tel un linceul diaphane. Malgré son apparente solidité, la glace se saurait supporter leur poids. L’homme saute et arrive à passer sans encombre sur l’autre berge. La femme hésite, mais saute à son tour. A la réception, elle se tord la cheville droite. Elle ne peut s’empêcher de pousser un cri de douleur.
- Accroches-toi, lui dit l’homme.

- Oui, lui répond la jeune femme.
Au loin, derrière eux, les lueurs vives s’approchent et des cris se font légèrement entendre, mais la distance est trop grande pour pouvoir les comprendre. Les deux personnes reprennent leur course. Ils continuent de courir sans relâche, mais la fatigue commence à les rattraper. La femme a de plus en plus de mal à respirer et son visage est couvert de sueur. L’homme a lui aussi du mal à courir. Les lueurs se rapprochent du couple, de même que les cris qui se font, maintenant, nettement entendre.

- A mort les monstres, crie une voix

- Oui, à mort, répond une autre voix

- Vous allez brûler, crie encore une autre.

La femme finit par s’arrêter, agenouillée dans la neige, le souffle court, au bord de l’asphyxie. L’homme surpris se retourne vers la jeune femme.

- Qu’est-ce qu’il y a ? Ne t’arrête pas !

- Je n’en peux plus. Il faut que l’on cache notre enfant.

L’homme acquiesce et cherche alors un endroit où cacher le berceau. Il finit par trouver un arbre mort. Ce dernier à un trou sur son tronc.

- Là, on pourra le cacher, lui dit l’homme.

- Bien.

Elle se relève et ils se dirigent ensemble vers le tronc. Elle y dépose le berceau. Puis, elle fait plusieurs signes cabalistiques avec ses mains et l’intérieur du tronc s’illumine alors d’une lumière apaisante et chaleureuse.

- Il ne mourra pas de froid.

Puis, elle fait d’autres signes avec ses mains psalmodiant des incantations venues d’un autre temps. Le trou commence alors à se refermer tout seul.

- Qu’as-tu fait ?

- J’ai lancé un sort de dissimulation qui empêchera les cris de l’enfant de se faire entendre par ces vauriens et le rendra invisible à leurs yeux. Ainsi aucun risque qu’ils ne le trouvent.

Les voix sont maintenant parfaitement audibles. L’homme et la femme font un dernier sourire à l’endroit où se trouve l’enfant. La femme y verse quelques larmes puis ils se remettent à courir. Les personnes qui les suivent passent devant l’arbre où se trouve l’enfant et ne remarquent rien. Ils continuent d’invectiver le couple qu’ils poursuivent. Puis, tout à coup, plus un bruit ne vient troubler la forêt. Et soudain, des cris terribles résonnent dans toute la forêt enneigée. Puis, le silence se fait de nouveau entendre. Une tempête de neige se réveille, comme si les éléments de la nature étaient en colère. La tempête fracasse plusieurs branches, et déracine plusieurs arbres, puis finit par se calmer sans pour autant s’arrêter…

Un homme se retrouve coincé dans la tempête. Il tient fermement son chapeau enfoncé sur sa tête pour qu’il ne puisse s’envoler. Il a un front un peu ridé, avec des yeux en amendes aux iris d’un noir profond. Son nez est aquilin avec une bouche moyenne, un peu arrondie. Le vent de la tempête bouscule ses cheveux noirs.   Il tient une rêne dans ses mains. Il chevauche un dragon vert. Ce dragon a la peau vert clair sauf sous le ventre où elle est vert foncé. Il a un long cou. Sa tête se termine par des longues feuilles. Il a des yeux d’un noir intense. Il a deux pattes desquelles sortent, deux griffes. Ses ailes sont vertes foncées. Sa queue se termine par trois bouts dont l’extrémité rouge contraste avec le reste de son corps. Le dragon lance un grognement plaintif.
- Je suis désolé, Lyra, dit l’homme. Je sais que tu ne supportes pas le froid, mais tu es la seule qui peut marcher correctement, malgré la neige.

Le dragon répond par un grognement de lassitude. Il continue de marcher dans la neige. Le dragon s’arrête soudain. L’homme qui le monte en est étonné.

- Qu’est-ce qu’il y a Lyra ?

Le dragon fait un mouvement de tête pour lui dire de descendre. L’homme s’exécute. Il s’avance. Il comprend maintenant, pourquoi son dragon s’est arrêté. Deux corps, un homme et une femme, gisent sur le sol enneigé. Le sang rouge qui s’écoule de leurs corps colore macabrement la neige immaculée. Ils ont les yeux encore ouverts, mais ils ne peuvent plus rien observer.
Ils ont chacun été tué par une fourche en plein cœur. L’homme les examine et est atterré qu’un tel massacre ait pu être commis. Il se relève, fait plusieurs mouvements de main, puis, récite des mots intraduisibles. La terre commence à se soulever à côté des deux morts. L’homme ferme d’abord les paupières des deux personnes. Puis, il prend en premier la femme qu’il dépose délicatement dans le trou qu’il vient de faire. Ensuite, il prend l’homme qu’il dépose à côté de la femme, leurs mains se croisant dans une dernière étreinte pour l’éternité. Il fait de nouveaux des signes et de nouvelles incantations. La terre se pose de nouveau sur le sol, recouvrant les deux morts. Il prend ensuite une grosse pierre grise qu’il pose à l’endroit où il a enterré les deux corps. Il se met devant la tombe qu’il vient de créer. Il prend son chapeau avec la main droite. Il le met sur sa poitrine, puis il ferme les yeux. Il ne dit rien pendant une minute. Puis, il se remet en selle sur son dragon. Il jette un dernier regard avant de partir.

- Que c’est triste. Ils étaient encore jeunes, pense l’homme.

Soudain, son dragon s’arrête de nouveau. Il secoue furieusement la tête à la recherche de quelque chose. Puis, sa tête se fixe et le dragon s’élance dans la direction qu’il a trouvée.

- Qu’est ce qui t’arrive, maintenant, Lyra ?
 s’écrie l’homme désarçonné.
La dragonne continue de courir, sans prêter attention aux jérémiades de son cavalier. Puis, elle finit par s’arrêter. L’homme parvient enfin à se stabiliser. Il descend et furibond se met devant la dragonne.
- Mais qu’est ce qui te prend ?

La dragonne montre avec sa tête l’arbre qui se trouve devant elle. L’homme examine l’arbre et le trouve normal.

- Tu as fait cette folle course pour juste me montrer cet arbre mort ? Décidément, j’ai du mal à vous comprendre, vous les dragons et vos réactions!
La dragonne se sentant incomprise par son cavalier, le pousse violement contre l’arbre.

- Mais qu’est ce qui t’arri… 
L’homme se tait quand il sent sa main s’enfoncer dans le tronc de l’arbre. Il ressort sa main. Il voit qu’elle est encore entière. Il la pose de nouveau sur le tronc. Elle s’y enfonce à nouveau. Il est étonné de voir cela.
- Un sort de dissimulation ! Mais pourquoi l’avoir mis ici, dans cet arbre ? Que peut-il contenir de si important ?

L’homme pose sa main droite sur le faux tronc. Puis, une fois encore, il marmonne des mots incompréhensibles. Le tronc commence alors à luire, le bois devant lui commence à disparaitre et laisse apparaître un trou. L’homme arrête son incantation. Il plonge alors sa main dans le trou. Elle tâte quelque chose. Il l’agrippe avec sa main. Il ressort sa main avec l’objet qui était caché dans l’arbre. 
Il tient dans sa main un berceau. Des cris en proviennent. Il ouvre le berceau. Il est surpris de voir un bébé tout juste né.

- Il est mignon. Mais qui a bien pu le laisser ici ?

Puis, l’homme remarque que le bébé se tient à quelque chose. Curieux, il soulève toute la couverture. Il est choqué par ce qu’il voit. Un bébé dragon se trouve avec le nouveau-né. L’homme est intrigué, car il n’arrive pas à reconnaitre la race de ce dragon. Ce dernier est recouvert d’écailles lisses en argent. Le bout de ses griffes, de sa queue et de ses petites ailes est en or. Le petit dragon soulève légèrement une de ses paupières. Son oeil est d’un vert émeraude magnifique. Puis, il referme son œil. 

- Mais de quelle race de dragon peut-il provenir celui-là ? Je connais les sept types de races des dragons et je n’en n’avais jamais vu un comme cela.
Il est extirpé de ses pensées par les cris de sa dragonne. Intrigué, il regarde autour de lui. Plusieurs personnes se rapprochent d’eux. Inquiet, l’homme se remet en selle sur sa dragonne en prenant garde au berceau. Les hommes sont alors proches du dragon.

- Que voulez-vous ?
- Nous voulons le berceau, répond un des hommes qui paraît être le chef de ce petit groupe.
- Pourquoi devrais-je vous le donnez ?

- Réfléchissez bien. Vous êtes seul. Nous voulons les bébés car ce sont des monstres, tout comme celui que vous montez!
La dragonne lui répond par un grognement agressif. Le groupe recule. Le cavalier se rend compte alors que les deux personnes qu’il a enterrées ont dues être tuées par ces gens. 

- Comment faire pour m’échapper ? Ils sont trop nombreux. De plus, Lyra est trop fatiguée et le froid ne l’arrange pas. Il ne me reste plus qu’une solution. J’espère ne pas me tromper dans la formule, pense l’homme.

Il commence alors à dire des mots étranges, ses mains dessinant dans le vide des signes connus de lui seul. Les personnes autour de lui ne comprennent pas ce qu’il prépare. Un cercle bleu se dessine autour du dragon. Puis, plusieurs cercles en sortent et enveloppent le dragon. Le meneur du groupe s’exclame : 
- Ils vont s’enfuir. Attrapez les !….
Mais son ordre arrive trop tard. Les cercles s’illuminent, puis disparaissent avec l’homme, le dragon et le berceau.

- Merde. Ils nous ont filés entre les doigts!
- Cela n’est pas grave, dit une voix.

Les hommes se retournent. Un homme habillé comme celui qui vient de partir apparait. Il tient dans sa main gauche un bâton noueux.
- Désolés, maître
- Cela n’est rien. De toute façon, ni le magicien ni ces bébés ne pourront rien faire contre moi.

- Nous resterons silencieux, maître
- Oui, je le sais.
Il lève son bâton. La tempête s’accélère et entoure les hommes.

- Que faites-vous , maître ?
- Personne, à part moi, ne doit savoir ce qui s’est passé cette nuit. Il n’y a que les morts qui soient silencieux.

Les yeux des hommes se révulsent. Leurs corps commencent à se recroqueviller en même temps que leur sang se glace dans leurs veines. Puis, ils finissent totalement gelés. L’homme sourit, une fois la tempête redevenue calme. Il lève de nouveau son bâton, puis il disparait en laissant dans son sillage, une trainée de poussières rouges. Elles se collent sur les corps congelés des hommes. Le calme revient dans la forêt enneigée.


Plus loin, hors des forêts enneigées, des plaines blanches, l’homme au chapeau apparait dans une maison. La dragonne atterrit sur ses pattes. Le bruit ameute les habitants de la maison. Ils accourent.
- Le maitre est rentré, dit une voix.
Il descend de la dragonne.

- Que quelqu’un amène Lyra dans son box. Il faut la réchauffer et amenez lui aussi de la nourriture, dit l’homme.

- Bien, monsieur, dit une voix féminine.
La femme prend les rênes de la dragonne et l’emmène dans son box.

- Préparez aussi un bain chaud, du lait et une couverture bien chaude.

- Bien, monsieur, lui répondent d’autres voix.

L’homme sort de la grange où il a atterri. Il tient toujours le berceau dans sa main. Il traverse alors plusieurs salles. Il arrive finalement dans une dernière salle. Cette salle est petite, mais elle est bien éclairée. Un petit lit s’y trouve. Il sort d’abord la couverture du berceau et la pose sur le lit. Il va prendre le bébé, quand une des servantes arrive.

- Voici le lait chaud et la couverture chaude demandée, maÎtre
- Merci. Pouvez-vous m’aider ?

- Bien sûr.
Elle prend alors dans ses bras le bébé et le pose délicatement. L’homme prend délicatement le bébé dragon et le pose à côté de l’autre bébé. La servante ne peut s’empêcher de pousser un cri en voyant le dragon. Puis, elle se calme.

- Est-ce que vous pouvez donner du lait à ce bébé ?, demande l’homme 

La servante parait surprise.

- Je…Je pense que oui.
- Bien. Je vais donner le lait chaud à ce bébé dragon.

- Mais pourquoi ne pas plutôt le donner au bébé?

- Un bébé humain a besoin du lait produit par la mère au début de sa vie. Un bébé dragon peut être nourri par un lait normal, lui explique l’homme.

- Très bien.
 Elle enlève son haut. Elle apparait les seins à l’air. Elle approche le bébé de sa poitrine. Ce dernier attrape un des seins et commence à sucer le lait qui sort du téton. La servante est d’abord gênée, puis, elle apprécie cela. Elle allaite le bébé pendant plusieurs minutes. Puis, ce dernier s’endort, tout comme son homologue dragon. Elle passe alors le bébé à son maitre, qui le dépose délicatement sur le lit à côté du bébé dragon. La servante se rhabille. L’homme recouvre les bébés avec la couverture chaude. Il les laisse alors se reposer. Il sort de la chambre. Il ferme la porte doucement. 

- Merci de votre aide.

- Maitre pouvez-vous m’expliquer d’où sortent ces bébés ?, demande la servante.

- Je les ai trouvés dans la forêt. Ils étaient cachés à la vue de leurs poursuivants.

- Des poursuivants ?

- Oui. Lyra a trouvé les corps de deux personnes mortes. J’en ai déduit que celles-ci devaient être les parents du bébé.

- Mon dieu. Ils ont été tués. Par qui ?

- Ils ont été tués par des villageois fous. Ils voulaient aussi les bébés qui se trouvaient dans le berceau, à mon avis pour les tuer aussi.

- Mais pourquoi ?

- Je ne le sais pas.

- Et pour le bébé dragon ? Cela me semble absurde qu’il puisse être né de parents humains, dit la servante.

- Pour cela je ne sais pas. J’aimerais, si cela ne vous gènes pas, que cela soit vous qui preniez soin des bébés. 

- Pardon ? Juste moi pour en prendre soin ?

- Non, pas juste vous, mais je pense que les bébés vous apprécient, surtout le bébé humain.

- Eh bien, je pense que non, cela ne me gêne pas.

- Je vous remercie de votre aide.

- A ce propos, ce bébé a-t-il un nom ?

- Non. Je n’ai pas trouvé ni sur le berceau, ni dedans quelque chose qui s’apparente à un nom. J’ai remarqué qu’il a une cicatrice, sur son dos qui a la forme d’une tête de dragon. Je pense le nommer Ryu. Cela veut dire dragon dans une langue ancienne et je trouve que cela lui va bien.

- Oui. Je trouve aussi que cela lui va bien.

- Allez-vous couchez. Vous êtes fatiguée et cela se voit. Mon bain est-il prêt ?

- Oui, monsieur.

- Je vais juste aller voir si Lyra est bien soignée.

- Bien, monsieur.

L’homme se dirige vers le box où se trouve la dragonne. Une jeune femme prend soin d’elle. Elle la recouvre de paille et lui donne des fruits et légumes comme repas. L’homme entre dans le box.

- Comment va-t-elle ?

- Elle va bien. Elle a bien mieux supporté le froid que je ne le pensais. Il va juste falloir la laisser se reposer quelques jours.

- Très bien. A ce propos, j’ai l’impression que vous êtes nouvelle ici.

- Oui, pardonnez-moi. Je ne me suis pas présentée. Je me nomme Ganeshai. Je m’occupe de soigner les dragons, mais je ne suis encore qu’une débutante.

- Je trouve que vous vous en sortez très bien, lui dit l’homme. Je n’avais encore jamais vu Lyra aussi contente. Vous la traitez très bien.

- Vous être trop bon, monsieur.

L’homme salue la jeune femme et part pour aller dans la salle de bain. Il se plonge alors dans le bain chaud qu’il lui a été préparé. L’eau chaude lui fait énormément de bien. Tout en se délassant son esprit revient sans cesse sur ces questions : qui pouvait être les deux personnes mortes ? Qui sont ces deux bébés ? et surtout qui a demandé à ces villageois de les pourchasser jusqu'à la mort ?. Ne trouvant aucune réponse, il plonge la tête dans l’eau chaude, chassant petit à petit ses interrogations. Il finit par se trouver dans son lit. Le brave homme s’enfonce enfin dans un sommeil bien mérité. Ces dernières pensées vont aux deux bébés.

LHIKAN Le 27 Juin 2012.

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